"Si j'arrive à l'ouvrir, peut-être que jamais je ne parviendrai à le refermer, et alors..."
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Ici radio vivant en direct de l’Europe solitaire des appartements sans chaises. Si l’on me demande de décrire le visage de la ville, je trouve des yeux, je reconnais cette face. Un Mongol sourit dans sa plaine. Il fait un pas et le monde fait un pas ; il tourne à gauche, et le monde ne tourne pas. Je connais des gens qui ont un igloo chez eux, ils mettent le thermostat à 23 ou 24, et l’igloo ne fond pas. Sur la photo, les deux visages d’Inuit, hilares sous la fourrure. La protection se déplace, il n’y a pas de code à l’entrée. Vous ne pouvez pas faire bouger la rivière, dans des circonstances normales. Or avec nous vous pouvez dire : rivière, va-t’en. La rivière se lève et s’en va, miracle d’Occident en Chine et en Égypte. Se laver, être entouré d’eau, étaient un lieu dans la nature, puis un espace dans la maison, et je visite encore de vieux débris possédant des baignoires-sabot du début du siècle. Travailler était un lieu capitonné de cuir marron. Aujourd’hui, travailler est un entrepôt, un building, une agence. Être entouré d’eau est tout bleu, payant, et olympique, avec le savon qui tourbillonne vers la bonde. Arrêter d’avoir faim est dans toutes les versions et de toutes les couleurs. Et être est devenu dans la ville, dont nous parcourons les couloirs sur nos petites voitures à moteurs : sérieusement, la chambre à coucher s’éloigne vraiment beaucoup du bureau ces temps-ci.

Scènes de la vie occidentale